J'aime les couleurs qui éclatent. La majorité de mes pulls sont verts. J'espère. J'essaie d'aller vers l'avant, mais pour tout vous avouer y a quand même pas mal de choses qui me tirent par la manche.
J'aime Bruxelles, oh oui beaucoup. Et le tram 19 à la folie. Tout va de plus en plus vite. S'accrocher s'adapter oublier recommencer.
Soit on me surestime, soit on me sous-estime. Jugement de valeur. Faux sur toute la ligne. Je ne suis pas celle qu'on croit. En qui on croit ?
Tout est question de juste milieu, d'équilibre, de stabilité. Mot que je ne connais pas. Je marche avec la main droite en angle de 60°, très pin-up you see. J'aime la vie, ma vie. Je ne manque de rien d'essentiel je crois. J'aime bien aller squatter chez les autres, ouvre moi ta porte yéyé. Bien souvent je trouve les garçons bêtes et méchants, sauf certains. J'aime parler de moi. Me mêler de ce qui ne me regarde absolument pas. Voler du chocolat.
Je ne fume que des Marlboro Mint. Mais au fait, je ne fume pas. Beaucoup.
Tout l'univers tient dans ma cage d'escalier. Je bois du thé, à la menthe of course, 4 sucres. J'espère briller, un jour. J'ai des bracelets qui font clingclingcling, une étoile un coeur du nacre qui y pendent, en gros toutes ces choses essentielles.
Grandir me fait peur. Ne plus pouvoir rire de tout comme ça. Note que ça ne tient qu'à moi. 'Fin les choix j'aime pas ça. Du tout.
M'allonger sur les escaliers de la basilique. Tomber la tête la première dans le ciel se rattraper à un rayon de soleil, celui qui vous caressait la joue une minute plus tôt. Shine. Une pâquerette et tout s'oublie. L'impression que vous n'êtes rien du tout. Juste une bouche qui sourit et un coeur qui bat dans le creux du cou. Je joue toujours avec la nourriture, comme dirait l'autre : « Marine, t'es une cochonne ! ». J'aime les images, je veux en faire ma vie. Faire sa vie. Construire bâtir démolir. Reconstruire ? Du concret du concret. Du brut du net. Moi j'aime le flou & l'abstrait me plait. J'ai une sainte horreur des féministes. Tout est cercle, infinité, ambiguïté. J'accorde trop d'importance aux détails qui ne servent à rien finalement, mais qui m'emprisonnent. M'empoisonnent.
Elle était une fois. J'ai des histoires que je m'invente à croire. Cherchez l'erreur.
J'ai déjà traversé 6 vies, la septième c'est la plus belle. Je sais jamais si tu voulais si j'aimerais. Je cherche une parole qui ne commencerait pas par «je» mais non. Pas une étoile n'est à sa place ce soir. Je fais les cent pas sur mon plafond. Je m'attends je m'essaye je m'envie je m'étouffe je m'égare je m'oublie. Tirer un trait, comme on plie une courbe, comme vos pensées modèlent vos visages. J'aimerais qu'un jour on ait la présence d'esprit de me dire : « Marine, je suis bleu de toi. »
La vie, ce spectacle pour enfants.
Les « tu comprendras quand tu seras plus grande » se décrochent et s'estompent. J'ai toujours pas compris. Je fais semblant. Je me joue.
Vivre dans la poudre. Les années folles et puis tout ça. Toutes ces choses qui brouillent nos pas. L'amour en plastique c'est pas pour moi. Oublie pas. J'aime pas regarder les gens dans les yeux, je fuie. Y a certaines personnes que j'ai peur de me noyer dedans. Inexplicable. J'ai mes raisons que la Raison n'explique pas. Elle ne fait que rétrécir ma vie, alors je la chasse d'un geste de la main. Fraise & chocolat puis voilà. Souvent j'ai les larmes les cris les couleurs les sourires les frissons mais pas les mots. Mes yeux dépendent de la couleur du ciel. Gris, souvent. Eclats de verre, quelques gouttes d'encre violette, un peu de poussières de la haut, des creux des vagues du vent du sable. Rien de stable. Puis tout autour le cercle indigo pour que ça ne déborde pas par-dessus bord.
Absente absinthe absolu abstrait. Absurde. J'ai l'impression que la neige en profite pour tomber moins fort quand je la quitte des yeux. J'apprends aux gens à dessiner des coeurs, des beaux des ronds. Peut-être que ça changera le monde. Peut-être pas. C'est ma lutte à moi.